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viernes, octubre 30, 2009

CELEBRAN EN EL MUNICIPIO URBANO NORIS,
PROVINCIA DE HOLGUIN,
EL DIA INTERNACIONAL DEL CREOLE

Holguín, 27 oct (AIN). El Día Internacional del Creole, declarado cada 28 de octubre desde 1979 en las Islas Seychelles, se celebró en San Germán, municipio holguinero de Urbano Noris, por representantes de la comunidad de haitianos residentes en Cuba.

Distintas personalidades investigadoras en Matanzas, Ciudad de La Habana y Holguín, se reunieron en la casa de la cultura Rubén Martínez Villena y brindaron referencias sobre el esfuerzo nacional por mantener y desarrollar el uso del creole por los descendientes haitianos, caribeños y por otros ciudadanos del país.

Integrantes de agrupaciones folclóricas haitianas del municipio Urbano Noris interpretaron ritmos, cantos en creole y varias danzas típicas.

El creole es una lengua nacida con sus símbolos, signos, dibujos y sonidos en más de 200 variedades de matices para expresar los pensamientos de los pueblos que la cultivan en el Caribe anglófono, francófono, los de base portugués, amerindianos y de español, y en otros lugares.

“El término ´kreyol´” –ha afirmado el doctor Piere Wilny Tessono, agregado cultural de la Embajada de Haití en Argentina-- se remonta a la época de la colonización por un préstamo hecho al idioma portugués “kreyol” transferido luego en forma de sustantivo “kreyol” al francés por intermedio del idioma español en su verbo “criar”.

Esta lengua llega al territorio cubano con las oleadas de franceses y las dotaciones de esclavos, de negros y mestizos libres que huyeron de los embates de la Revolución de Haití en el período de 1791 a 1804.

Hoy se habla en las provincias orientales , además de estar difundido en Camaguey y Ciego de Avila, en menor medida en Ciudad de La Habana y demás provincias, según la presencia de antillanos, y se comenzó a celebrar el Día Internacional del Creole desde en 1996.

martes, septiembre 08, 2009

PARTICIPARON INTEGRANTES DEL COLLECTIF DES JEUNES POUR LA DEFENSE DE L´ENVIRONNEMENT (CJDE) EN LAS FIESTAS DEL PRIMERO DE MAYO EN CUBA

La celebración del Primero de mayo de 2009 tuvo en Cuba la presencia de un grupo de destacados activistas haitianos sobre el medio ambiente, quienes integraron la IV Brigada Internacional compuestas por centenares de representantes sindicalistas, trabajadores, jóvenes y de la tercera edad de diversas partes del mundo, solidarios con el pueblo cubano.

GUY-GERALD MENARD relata las impresiones del viaje recibidas por el grupo de jovenes y adultos haitianos.

Ellos participaron del grandioso desfile de este día, contemplaron desde la tribuna la marcha de miles de capitalinos en representación del resto del pueblo cubano, e integraron la caravana de estos invitados que recorrió parte del archipiélago cubano.

Guy-Gérald Ménard, uno de los dos adultos integrantes del grupo haitiano, traslada sus impresiones sobre este visita y estancia en Cuba.

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IV BRIGADE INTERNATIONALE 1er MAI
PARTICIPATION HAITIENNE
COMPTE RENDU
_______________________

INTRODUCTION

Jeudi 30 avril 2009 une délégation de cinq membres, trois jeunes de 17 ans du Collectif des Jeunes pour la Défense de l’Environnement (CJDE) accompagnés de deux adultes militant au sein du Comité de Résistance Benoît Batraville ( CRBB ), a laissé Port-au-Prince à bord d’un vol de Aero Caribbean à destination de La Havane via Santiago.

Con su bella sonrisa, DARLINE PIERRE

Le groupe partit sur l’invitation de l’Institut Cubain d’Amitié entre les Peuples (ICAP) en vue de prendre part au programme de la IVème édition de la Brigade Mondiale 1er Mai de Solidarité avec Cuba, du 27 avril au 10 mai.

ACCUEIL

Raimondo, rencontré déjà en Haïti, reçut la délégation à son arrivée à l’Aéroport José Martí et l’introduisit auprès de Carlos, lui aussi francophone, à qui incombait la tâche de conduire ces invités à leur destination finale : le Camp International Julio Antonio Mella ( CIJAM ). Le trajet nocturne en autobus, éclairé en grande partie par la lune, nous donna une première impression de bonne gestion spatiale et du bon entretien des routes. Constat qui devait par la suite se confirmer.

A FRANCIA SABINA FAUSTIN le sorprnedió la visita a Cuba.

L’accueil au camp fut très chaleureux et pendant toute la durée du séjour une atmosphère conviviale y régna. Dès les premiers moments l’Administration fit son possible pour nous mettre à l’aise. Un contraste marquant avec l’attitude rigide, non hostile, des agents de l’immigration à Santiago qui n’ont consenti aucun effort d’interprétariat pour les visiteurs qui maîtrisent mal l’espagnol. Nous ne pouvons que féliciter le Directeur du CIJAM et tous ses collaborateurs pour leur professionnalisme et leur camaraderie. Une attention toute spéciale à Eva, Fidelia et Gisel pour leur gentillesse à notre égard.

JOURNEE DES TRAVAILLEURS

La célébration du 1er mai fut totalement grandiose avec pour théâtre la Place de la Révolution José Martí ornée de photos géantes d’éminents leaders du socialisme Cubain et international.

La manifestation, véritable marée humaine défilant dans un mélange de sons et de couleurs, arborait drapeaux et pancartes à la faveur de chants révolutionnaires et airs martiaux agrémentés de slogans imprégnés de ferveur patriotique en communion avec la solidarité fraternelle des 200 citoyens de 36 pays formant la brigade internationale venus témoigner leur reconnaissance à la révolution Cubaine et ses cinquante années de résistance face à l’impérialisme.

Aussi était-il normal que ce soit les cohortes de jeunes de tous âges, représentant le futur de la nation, qui clôturèrent cette glorieuse marche. Il fut agréable de constater les équipes de nettoyage motorisées faisant queue au cortège se mettre au travail sitôt la manifestation terminée sur la place.

PALAIS DES CONVENTIONS

La Rencontre Mondiale de Solidarité avec Cuba au Palais des Conventions fut une réussite tant du point de vue de la solennité des lieux, de l’organisation, du protocole et du contenu des messages :

• Hommages à la Centrale des Travailleurs de Cuba à l’occasion de son 70ème anniversaire et à la nation Cubaine pour ses 50 années de révolution continue.
• Support à la campagne menée en faveur des cinq héros injustement détenus dans les geôles américaines.
• Dénonciation du blocus criminel des Etats-Unis contre Cuba.
• Reconnaissance vis-à-vis des avancées réalisées grâce au socialisme par la société Cubaine, notamment dans les domaines de la santé et de l’éducation.
• Expression de gratitude face aux fruits de la coopération Cubaine avec les peuples du monde entier au nom de l’internationalisme.

Ansiaba esta visita a Cuba, dice JEFF GAILLARD

DE LA HAVANE A CIENFUEGOS

Le trajet de La Havane à Cienfuegos le 3 mai et plus tard de cette dernière à Santa Clara le 7 mai a permis d’apprécier la rigoureuse planification de l’environnement urbain et rural ainsi que la propreté des rues et des routes. A remarquer cependant que bon nombre de logements sociaux bénéficieraient d’une bonne couche de peinture. L’hébergement à l’hôtel Pasacaballos fut très satisfaisant. Cela nous a un peu changé du régime austère du camp. Rien à redire concernant le service sinon que parfois le réapprovisionnement en café au restaurant s’est parfois fait attendre. Les spectacles étaient de haut niveau et une attention particulière a été accordée à la participation des invités.

VISITE A UNE ECOLE D’ART

Il est bien dommage que faute de temps on a dû le 4 mai diviser la brigade en trois groupes dont chacun devait choisir de visiter au choix soit un centre d’éducation spéciale, soit une école d’art ou encore une école primaire. Quoiqu’il en soit, la visite à l’Ecole d’Art Benny Moré fut divertissante et pleine d’intérêt. Outre de courtes performances des élèves démontrant une certaine maîtrise de la voix, de divers instruments de musique et des techniques de danse, nous fûmes gratifiés des explications de la Directrice sur : le processus de sélection des élèves qui viennent de cinq localités proches, l’opportunité qui leur est offerte de se former ultérieurement au niveau régional et national et le partage horaire entre le curriculum régulier et l’apprentissage artistique.

COMITE DE DEFENSE DE LA REVOLUTION

Une sortie dans la soirée nous amena à rencontrer le Comité de Défense de la Révolution (CDR) de la Communauté Simon Bolivar, nous familiarisant avec les tâches dudit comité qui sont entre autres :

• Préserver l’unité des habitants
• Commémorer les dates importantes
• Organiser des activités artistiques et culturelles au bénéfice des familles des travailleurs.

Les membres de la brigade ont fait honneur aux tables garnies de fruits préparées à leur intention tout en dialoguant avec ces familles dont ils ont fait le tour des logements. Ces derniers coquets et décents ont été construits grâce à la coopération active entre l’état bolivarien du Venezuela et celui socialiste de Cuba.

CENTRALE DES TRAVAILLEURS

La matinée du 5 mai fut consacrée au travail productif où le ramassage des mangues fut suivi d’une rencontre avec les dirigeants de la Centrale des Travailleurs Cubains et des Travailleurs Sociaux dans une usine de traitement de fruits. Là, les responsables après s’être présentés firent un historique de leur organisation, leur rôle dans le système de production et le processus suivi à l’usine. Cette sortie instructive prit fin avec une collation.

VISITE A UNE RAFFINERIE

Mercredi 6 mai vers 8h30 nous nous sommes rendus à la Raffinerie Camilo Cienfuegos, imposant complexe chimique relancé en 2006 avec la collaboration du Venezuela dans le cadre des accords de l’ALBA. Le comité qui nous reçut dans une salle de conférence plaisante et confortable s’est montré obligeant dans ses explications relatives au fonctionnement de l’usine. Il répondit de bon gré aux questions, notamment sur l’utilisation du surplus de carburant et le risque potentiel que pourrait causer à l’environnement les émissions échappant de la cheminée.

VISITE A UN CENTRE MEDICAL

L’après midi nous eûmes l’opportunité de visiter la Polyclinique Universitaire Fabio Di Celmo à laquelle deux centres un peu éloignés sont attachés. Ils s’occupent de toutes sortes de pathologies et restent ouverts 24 heures sur 24 selon les dires de la responsable. Celle-ci nous présenta ses collaborateurs et nous accompagna dans un tour de l’établissement en nous fournissant les informations nécessaires suivies de commentaires appropriés.

DANIEL DORSENVIL, responsable del grupo de haitianos visitantes.

Ensuite notre groupe rencontra plusieurs des 23 étudiants - 22 Honduriens et 1 Vénézuélien - participant au Nouveau Programme de Médecine Latino-Américaine. Les futurs médecins nous ont éclairé de bonne grâce sur leurs études et le déroulement du programme.

SANTA CLARA

Le départ tant attendu pour Santa Clara le 7 mai n’a pas déçu les attentes. Le complexe sculptural Che Guevara est à la dimension du héros légendaire de la Révolution Cubaine dont on retrouve l’effigie partout dans le monde. Autant le mémorial aux combattants invite au respect et au recueillement, autant le musée consacré au Che aiguise la curiosité.

L’examen des pièces exposées tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des wagons du train blindé nous permit de renouer avec un épisode glorieux de la lutte contre la dictature de Batista, qui met en exergue l’intelligence du Commandant Guevara comme stratège militaire. Une autorité de la commune se fit un plaisir de nous relater une fois encore la bataille de Santa Clara, placée dans son contexte historique, soulignant son enjeu et son dénouement heureux qui sonna le glas d’une des dictatures féroce de la Caraïbe. Ce fut imprégné d’une grande satisfaction que nous rentrâmes au CIJAM.

RENCONTRE DE SOLIDARITE

Le vendredi 8 mai se tint la Rencontre de Solidarité avec les familles des cinq Cubains incarcérés injustement aux Etats-Unis. Ce fut l’occasion pour la Délégation Haïtienne de se familiariser avec ce cas vu que nous avions raté le visionnage du documentaire « Le Procès » projeté avant notre arrivée.

La réunion fut rehaussée par l’intervention magistrale de la Présidente de l’ICAP et par les nombreux témoignages de solidarité exprimés par plusieurs délégations présentes y compris la nôtre. Ce jour là nous eûmes l’heureuse opportunité de lier connaissance avec Ariane et Ariel.

Plus tard la Soirée Internationale offrit aux membres de la IVème Brigade Internationale1er Mai le moyen de goûter aux mets représentatifs des pays participants et d’apprécier un échantillon artistique de la culture de leurs peuples respectifs.

RANDONNEE A LA HAVANE

Samedi 9 mai, escale à la Maison de l’Amitié avant la ballade en ville : pierre polie, voûtes et colonnades, aménagement spatial fonctionnel agrémenté de verdure, architecture solide et imposante, maison qui porte bien son nom.

Promenade à travers La Havane moderne guidée par Ariane. Après un détour où nous traversons un marché intérieur, nous retrouvons des voies larges flanquées de bâtisses cossues à l’ombre de grands arbres. Quartiers résidentiels, secteur commercial, les maisons et immeubles dotés de plusieurs étages se succèdent. Aux carrefours une multitude de gens assaillent les bus qui semblent ne pas suffire à la demande. Un problème de logement existe, mais on nous rassure : « A Cuba personne ne dort pratiquement dans les rues ».

MALECON ET VIELLE HAVANE

Nous arrivons enfin sur le Malecòn qui s’étire à perte de vue. Un ancien fort sur la jetée veille encore sur la ville. L’ancienne Havane qui tente de se refaire une beauté s’offre à la vue des passants.

On déambule sur le tronçon réservé aux artistes pour déboucher sur le Parc José Martí dont la statue est omniprésente. Puis, nos pas obliques nous amènent a la rue Obispo grouillant de monde attiré ici et là par les magasins, restaurants, ateliers, étalages d’artisans si ce n’est l’hôtel rendu célèbre par Papa Hemingway.

Féérie de sons et de couleurs, des travestis montés sur échasses nous croisent avec bonhomie et humour. Après des coups d’œil furtifs ou scrutateurs sur les titres exposés par les bouquinistes, notre petite troupe à laquelle s’était jointe la Délégation Martiniquaise s’engouffre dans un taxi, face à la mer.

De là nous rejoignons rapidement la Maison de l’Amitié où nous attendent les autobus qui doivent nous ramener au Camp International Julio Antonio Mella.

JOURNEE DES MERES

Cette dernière journée au camp fut couronnée par un spectacle culturel animé par de jeunes artistes, comédiens et danseurs, de la communauté environnante qui ont donné une performance de très bonne qualité. Ils furent suivis d’un groupe musical qui s’est montré tout aussi bien à la hauteur et a su capter l’attention de l’assistance.

Un moment spécial fut réservé à l’intention des mères avec lesquelles on partagea un gâteau. On s’est séparé très tard en essayant de ne pas penser au retour des délégations dans leurs pays respectifs prévu pour le lendemain 10 mai.

CONCLUSION

Ce voyage à Cuba, une première pour chacun des membres de la Délégation Haïtienne, s’est révélé une expérience unique et enrichissante. Mise à part la concrétisation d’un rêve, c’était le moyen idéal, quoique limité dans le temps, de nous familiariser avec la société Cubaine et son mode de fonctionnement.

Nulle perception, fut elle a priori favorable, ne saurait remplacer les effets du vécu.

Notre seul regret est de n’avoir pu être présents dès les premiers jours du programme conçu pour cette année.

Ce bain de solidarité avec Cuba aux côtés d’autres camarades du monde entier ranime notre ferveur et nourrit notre détermination à lutter pour la liberté des peuples et l’avènement d’un monde meilleur et juste, privé de l’exploitation de l’homme par l’homme.


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Guy-Gérald Ménard
10 juin 2009

domingo, junio 15, 2008

LA COMUNIDAD HAITIANA EN LA SEMANA DE LA CULTURA EN SANTA CRUZ DEL SUR


Del 16 al 23 de marzo del 2008 se celebró la Semana de la Cultura de Santa Cruz, del Sur, provincia de Camaguey, al oriente de Cuba.

Muchas de las actividades programadas se encaminaron a reflejar la historia, costumbres y, en general, el modo de vida y de trabajo de los residentes en este municipio cubano.

Dentro de todo ese accionar se encontró la presencia y participación de la comunidad de haitianos y sus descendientes que viven en las distintas comunidades de Santa Cruz del Sur.

La presencia de la etnia haitiana en este territorio se origina, fundamentalmente, con la llegada a él en las primeras décadas del siglo XX, de los inmigrantes venidos de Haití hacia Cuba en búsqueda de mejoría económica. Los campos de la caña de azúcar camagueyanos, y esencialmente, los santacruceños, recibieron el esfuerzo, sudor y hasta la sangre de los braceros haitianos utilizados para el corte en condiciones depauperantes.

Algunos sufrieron de la repatriación forzosa implantada por las autoridades cubanas en la década de 1930, pero un número no despreciable de ellos se asentó en diversos lugares del país, en especial, en la región oriental.

LA COMUNIDAD HAITIANA EN SANTA CRUZ DEL SUR

Un grupo de intercambios con representantes de la comunidad haitiana del municipio Santa Cruz del Sur se propició como parte de la Semana de la Cultura en el municipio.

En cada lugar se desarrolló, como temas:

1.- El Proyecto cultural de la comunidad haitiana en Cuba
a.- El reconocimiento de la pertenencia a esta etnia y el realce de la autoestima de los haitianos y sus descendientes en Cuba.
b.- El rescate y conservación del creole, como lengua materna.
c.- La preservación de los hábitos, costumbres y tradiciones haitianas de nuestros ancestros.
d.- El mantenimiento de los valores culturales haitianos, sus cantos, su música y su cultura danzaria.
e.- Mantener la cultura culinaria haitiana.
f.- Conservar el acervo cultural de los remedios y medicina natural haitiana.
g.- Destacar la presencia y participación del haitiano en la historia cubana, los héroes y mártires de esta etnia en los procesos revolucionarios y luchas
sociales cubanos.

2.- La incorporación a la Asociación del Caribe, paso actual como reconocimiento
jurídico a nuestra Asociación de Residentes y Descendientes de Haitianos en
Cuba.

3.- El Censo de El haitiano en Cuba. Características e importancia para todo lo anterior. El conocimiento sobre los oficios y profesiones de los descendientes de haitianos con vista a la colaboración con el pueblo haitiano

Los encuentros fueron los siguientes:

MARTES 18-3-2008

Este día inició el ciclo de intercambios con la comunidad haitiana del municipio Santa Cruz del Sur. El primero de ello ocurrió en el central Haití (antiguo ________).

Representantes de la comunidad haitiana, encabezados por MAXIMO TERRY, y otros integrantes del central depositaron una ofrenda floral ante el busto erigido en el parque del batey a Jean Jacques Dessalines.

Este es el único monumento erigido a Dessalines que se conoce en Cuba. Los descendientes de haitianos y otros ciudadanos del central cuidan de la limpieza y mantenimiento del busto.

Cada año se le rinde tributo a la Revolución haitiana ante el monumento a Dessalines en fechas significativas para la historia de ese pueblo.

En el momento de la visita se coincidió con PABLO PERIBAÑEZ, presidente de la Asamblea Municipal del Poder Popular en Santa Cruz del Sur, quien realizaba un intercambio con autoridades de la Salud en ocasión de la próxima inauguración de la restaurada policlínica del central.

Varios trabajadores aprovecharon nuestra presencia para tomar fotos. En la primera gráfica estuvieron: LEMER ALBA MIRANDA (médico),MIREYA MONDE ENRIQUE, MAXIMO TERRY, BEBO, FRANCISCO RAMOS, DIDIER TAMAYO, YODILIS HIDALGO y KATHERINE ALVAREZ.

En la segunda foto intervinieron: ALGIDES ARENCIBIA, ONUPI FORRESTIA, PABLO PERIBAÑEZ, GENOVEVO PEREZ, SIBELYS DESIDOR, FRANCISCO RAMOS, MAXIMO TERRY, ANDRES LORENZO y LEMES ALBA.

En la tercera gráfica estuvieron MAXIMO TERRY y MARBELIS MARTINEZ.

Terminadas la ceremonia y toma de fotos nos dirigimos hacia la casa de Máximo Ferry. A pocos metros de la entrada esperaban, portando las banderas cubana y haitiana, un numeroso grupo de haitianos y descendientes de haitiano que, de inmediato, comenzaron a entonar himnos y canciones en creole de bienvenida.

A partir de ese momento se realizaron las interpretaciones de músicas y cantos del rara haitiano y dedicados a los loas. En todo momento, Maximo Ferry dirigió las acciones en el patio delantero, en la pieza bajo techo de guano y en su retirado cuarto de conservación de los íconos y demás figuras y objetos religiosos.

Se intercambió sobre la dedicación de este hombre a hacer el bien, con los conocimientos y prácticas religiosas. Varias mujeres atestiguaron lo logrado en la cura de sus familiares (hijos, hermanos y otros), quienes en su atención médica no se les daba muchas esperanzas, y de cómo se mejoraron y curaron a partir de lo realizado por Maximo.

En su altar se conserva una foto del haitiano JOSE MARTINEZ POLICIS (GABELIS), quien llegó a Cuba muy joven. Fue acogido por José Alfonso Haití y por Ana Joseph Layout. Policis comenzó a practicar sus dotes espirituales y religiosas y alcanzó una fama extraordinaria, ayudado por Andrea, Carmita, Tufí y Porfirio. Falleció a los 98 años y tuvo siete hijos, seis de ellos viven aún, uno en la comunidad La Jagua y el resto en las provincias de Camaguey y La Habana.

Presente estuvo VICTOR RAMOS POL (VICTOR GAMOS POL), haitiano llegado a Cuba a el mismo día de su cumpleaños, el 9 de agosto de 1952, con la intención de trabajar seis meses, en la antigua provincia de Oriente, y regresar a Haití, cosa que no ha logrado aún. Vive en la comunidad Cupertinas.

Máximo entregó una figura tallada en madera que reproduce la figura de un hombre tocando un tambor.

Es una obra del descendiente de haitianos OVIDIO ROLANDO MARSHALL ANDRES, nacido el 5 de julio de 1969 en el central Haití. Hijo de Jaime Marshall Andrés y de Martha. Reside en Caparró y desde sus primeros años de vida sintió inclinación hacia la creación y talla de figuras en madera.

Entonces creaba amuletos, collares, pulsos y les grababa textos o nombres.

En su adolescencia se inclinó también hacia el trabajo en piedras. En el año 1983 y siguientes creó figuras ornamentales y decorativas con este material

Pero la madera era su gran motivación. Así a partir del año 1990 confeccionó imágenes religiosas de Santa Bárbara, Yemayá, Oshún, San Lázaro, la Virgen de la Caridad del Cobre, entre otros.

Fue llamado al Servicio Militar Obligatorio y, tras el cumplimiento de esta etapa se dedicó a perfeccionar su trabajo en la talla en madera.

Ahora confeccionaba figuras relacionadas con sus ancestros y de la cultura haitiana, pero también de indios, cimarrones, africanos y negras pregoneras.

Ovidio siente que todo lo que le rodea le transmite un mensaje de inspiración. Por eso ahora sus creaciones tiene que ver con la belleza de la vida y, como afirma, hasta la propia madera que ha de emplear le comunica qué es lo que debe tallar en ella.

El siguiente lugar fue la casa de ANA JOSHEP LAYOUT (ANITA). Los hijos y nietos nos explicaron el estado deplorable en que se encuentra el hogar, a partir de los daños de ciclones y otros fenómenos. También informaron acerca de las gestiones, infructuosas hasta ahora, con las autoridades del municipio para lograr la reparación necesaria.

La vivienda, con más de 60 años de existencia, es de madera y tiene derrumbada al menos una de sus paredes de madera y descubierta varias porciones de su techo de guano.

Según explicaciones de los familiares, cuando llueve hay que estar mudando camas y muebles de un lugar para otro por las goteras.

Desarrollamos una conversación con Ana, para conocer sus recuerdos de cuando joven, los nacimientos a los que asistió como partera, los dulces y otros alimentos que elaboraba y vendía en los cañaverales entre las dotaciones de braceros haitianos y jamaicanos, así como sus amoríos, de los cuales le nacieron ___ hijos.

El Monumento a los Mártires de Pino 3 fue el siguiente punto del recorrido, lugar en que se conocieron los pasos de la Dirección del Museo y de las autoridades del municipio Santa Cruz del Sur de cara al próximo aniversario del acontecimiento al cual está erigido.

Un emotivo intercambio se realizó en el hogar del haitiano FRANCISCO FLORES FLORES, quien cumple el 12 de abril los cien años de edad. Sus hijas, nietos y demás componentes de su núcleo familiar expresaron su alegría por contar con un hombre de la talla de Francisco.

Para mostrar su buen estado de salud los presentes encendieron una grabadora y reprodujeron en ella una pieza musical de reggaeton. Francisco, sin mediar mucho tiempo, se paró del sillón en que estaba sentado y comenzó a danzar. Así estuvo buen rato hasta que, preocupados por que se fatigara demasiado, pedimos que interrumpieran la música.

Francisco protestó:

“¿Quién quitó la música?”

Y siguió bailando como si nada le agotara al encenderse de nuevo la grabadora.

Se le tomaron varias fotos con su familia así como se le filmó en video mientras bailaba dentro de su hogar.

La jornada concluyó con el encuentro, breve por lo avanzado de la hora, en casa de CLOTED DENIS (FIFINA), en el Batey de Pino 2, en el propio central Haití, Santa Cruz del Sur, Camaguey. La madre de ella nació en Tobek y se crió en Les Cayes, y su padre nació en Port Salut, ambos haitianos.

Ella y su esposo se deshicieron en atenciones para los visitantes. El tiempo alcanzó tan sólo para la toma de algunas fotos, la filmación corta en video y el compromiso de regresar el 22 de agosto para, al día siguiente, estar presentes en los festejos por su cumpleaños y las ceremonias que les realiza a sus loas.

MIERCOLES 19-3-2008

Correspondió el encuentro con los de la comunidad haitiana en el central Cándido González. Se reunieron 94 personas (se adjunta la relación). Se habló de lo que la comunidad haitiana está haciendo en estos tiempos. Varios de los asistentes contaron sus experiencias personales y sus sentimientos de pertenencia a la comunidad.

Varios descendientes tocaron música folklórica haitiana y se entonaron cantos del país de sus ancestros.

Se tomaron fotos y filmaron videos de todo ello, además de grabar las palabras de los participantes.

Especial toma gráfica se hizo con LUIS VANTES BERNAL (de 81 años de edad) quien tiene16 hijos, 13 nietos, 29 biznietos y 27 tataranietos (se adjunta relación de sus descendientes).

Concluida la actividad se visitó la casa del haitiano centenario JOSE SUAREZ MESILLE. Ese día la persona a su cargo no estaba, por lo que no se pudo adelantar en los datos y otros controles sobre él. Está ciego y depauperado. Lo mantienen sin ropa en un camastro.

MARCELLINA TERESA DARROMAN BATISTA es descendiente de haitianos residente en calle Tercera número 16, en el central Cándido González, con los teléfonos (032) 32-3573 en su trabajo, la escuela Ignacio agramante, y el (032) 32-8390, su vecina María Calderón. Ella es defectóloga y como investigadora lleva el tema de La solidaridad presente como valor en la Edad de Oro. Tiene como propósito iniciar otra investigación, esta vez sobre las expresiones del valor de la solidaridad haitiana, para lo cual se plantea desarrollarlo desde el ejemplo del cacique Hatuey y los nexos de los revolucionarios haitianos con Bolívar, Miranda, Aponte, enla gesta cubana y hasta nuestros días.

Refiere algunos datos sobre sus antepasados: Su abuelo materno se llamó Salomón Batista y falleció en 1950. Su abuela materna se llamó Esperanza Julio y falleció en 1996. Ellos llegaron a Cuba por el Sur de la antigua provincia de Oriente y se asentaron por el río Cauto alrededor del año 1920. Su bisabuela paterna se llamó Francisca y procedía de Haití. Su abuelo paterno procedía de Africa y era congo mandinga. Se asentaron por Alto Songo. Su abuelo paterno, de apellido Montes de Oca y también por Alto Songo, tuvo 56 hijos con 13 mujeres. Participó en la llamada Chambelona. Su abuela paterna se llamó Marcelina Darroman Glaciar. Su padre se llamó Félix Celestino Darroman y murió a los 95 años. Su mamá, Teresa Batista Julio, nació en Santa Cruz del Sur en 1933 y era la cuarta hija de los abuelos.

JUEVES 20-3-2008

La Caobita fue el lugar seleccionado para esta jornada.

En el local social dedicado a la televisión y otras actividades se proyectó el video filmado al grupo folklórico Ocay, de este lugar.

El grupo se constituyó en el año 1981y su actual director es DIOSARIO RIVERON DIAZ.

Lo integran 26 mujeres y hombres descendientes de haitianos residentes en La Caobita, que han participado en festivales, tanto municipal como provincial,

Ellos interpretan música de sus ancestros en el idioma materno, el creole, y ejecutan bailes típicos. Vodú, Mazún, Merengue, Congó y otros forman parte de su repertorio.

Un interesante intercambio de impresiones se efectuó este día. Los componentes del grupo Ocay expresaron las dificultades por las que atraviesan para mantener y desarrollar sus actividades: la falta de instrumentos musicales –tambores, esencialmente-, no disponer de un local apropiado para sus ensayos, el no acceso a presentaciones del grupo más allá de las fronteras del municipio o de la provincia de Camaguey, la falta de sistemático asesoriamiento coreográfico, entre otros problemas.

Manifestaron su respaldo a la Revolución, por lo cual enviaron un saludo y felicitación al General de Ejército Raúl Castro Ruz, a la vez que expresaron sus deseos por el pronto restablecimiento de Fidel.

Se le orientó a la dirección del grupo que trabajara en la creación de un expediente artístico que le permitiera presentarlo en lugar apropiado con la argumentación suficiente para el reconocimiento de ellos como un grupo Portador de la cultura haitiana.

Varias mujeres (SANTA BERNAL –TUTA-, CARMEN AMALIS GARCIA, ROSA TERRY, JUANA MARTINEZ y EULOGIA ALVAREZ RUIZ) prepararon una muestra de dulces y comidas típicas haitianas: bombon, coco en lonjas, ton ton, dulce de maní, calalú, congrí con frijol Caballero, verdolaga, col, -chu cocinada-, col fresca, chimi mays, además de varias bebidas: liqué, refresco, aguardiente.

El intercambio cerró con música y cantos interpretados por integrantes del grupo.

VIERNES 21-3-2008

Luego de varias horas de espera, un conjunto de residentes de La Jagua, entre descendientes de jamaicanos y haitianos, intercambiaron con los visitantes de La Habana y del propio municipio Santa Cruz del Sur.

La docena de descendientes de ambas etnias (ver relación adjunta) expresaron sus vivencias como tales, las enseñanzas de sus padres, las costumbres, los mitos y demás recuerdos de sus ancestros.

Fueron fotografiados y filmados en video así como fotocopiados algunos documentos de sus padres y familiares que mostraron a los visitantes.

SABADO 22-3-2008

Este se realizó un encuentro general de la comunidad haitiana de Santa Cruz del Sur en la Casa de los Combatientes, en la cabecera municipal.

Asistieron de las distintas zonas de asentamientos de haitianos y sus descendientes y se efectuó la degustación de dulces y comidas típicas haitianas:

- cogri pu rus o congrí de frijoles colorados con maní
- dus soray o dulce de casco de naranja
- pe mai ac coc o pan de maíz con coco
- dus pstach a gre o dulce de mani en grano
- dus bombo o bombón haitiano
- berejen ac bian cocho o berenjena con carne de puerco
- tom tom o fufú de viandas
- calalú ac vian cocho o quimbombó con carne de puerco
- dus pistach mule o dulce de maní molido con azúcar parda
- sam sama c pistach o pinol con maní
- dus coca c sic bla o dulce de coco con azúcar blanca
-dus coc lonj o dulce de coco en lonjas
- pe patata c coc o pudín de boniato con coco
- cogrí puat chus o congrí de frijol Caballero
- dus coca c sic mué o dulce de coco con azúcar parda o prieta
- cogrí pistach o congrí de maní
- cogrí puat congo o congrí de frijol gandul
- coc a loj o coco en lonjas
- liqueur o licor haitiano

Un jurado determinó los mejores, y se entregaron reconocimientos a los ganadores.

Los grupos folklóricos haitianos cantaron y bailaron en la tarde de este sábado.

Momento especial lo constituyó la presentación del libro De dónde son los cubanos, con la presencia de Raimundo Gómez Navia, uno de sus cuatro autores.

EL CENSO DE EL HAITIANO EN CUBA

Itelia, la mamá de Sibelys Desidor, facilitó los listados que tenían confeccionados sobre los integrantes de la comunidad haitiana en el municipio Santa Cruz del Sur, previo a la labor del Censo de El haitiano en Cuba que acometerán.

Recibieron en esta oportunidad el grupo de planillas del Censo para esta acción. Ellos reproducirán las planillas de acuerdo a su necesidad.

Según el listado que entregaron, en los sitios donde hicieron el control hay 713 haitianos y descendientes:
Cant. Por ciento
Haitianos autóctonos 2 0,2%
Hijos de haitianos 130 14,2%
Nietos de haitianos 225 24,6%
Biznietos de haitianos 213 23,3%
Tataranietos de haitianos 66 7,2%
Chosnos 2 0,2%
Sin especificar parentesco 277 30,3%
Total 915 100%

Les falta controlar parte del municipio cabecera y una o dos zonas mas.

LOS HAITIANOS CENTENARIOS

Según Sibelys los haitianos centenarios que quedan en Sant Cruz del Sur son:

JOSE SUAREZ MESILLE. Nació el 12 de abril de 1902. Cumple 106 años. Vive en Cayo Confite número 2, Central Cándido González. Está muy delicado de salud.

FRANCISCO FLORES FLORES. Carne de identidad de Extranjería: 08041102928, Hijo de Federico y de Emilia, haitianos, Vive en: Batey Pino 3 s/n, central Haití, Santa Cruz del Sur, Camaguey. Cumplió los 100 años de edad el 12 de abril del 2008. Vive al lado del monumento a los Mártires de Pino 3. Se le fotografió y filmó en video. Bailó al compás de un reggaeton.

ANA JOSHEP LAYOUT (ANITA) Vive en Pueblo Nuevo número 4, Central Haití, Santa Cruz del Sur, Camaguey. Según sus documentos de Extranjería tiene 96 años. Pero los testimonios de quienes la conocen atestiguan que posee más edad. Uno de ellos, Guillermo Díaz, afirma que su madre, de 86 años, le comunicó que fue amamantada por ANA, y ello no es posible con sólo diez años de diferencia de edad. Por lo tanto, ella debe estar entre los 110 y 115 años. Se le tomaron fotografías y se le filmó en video.

Ana llegó a Cuba a la edad de 12 años. Se dedicó a trabajar haciendo pan y dulces para vender.

Fungía como la partera en el poblado del central y sus alrededores. También amamantó a niñas y niños cuyas madres no podían hacerlo.

Cooperó con la Revolución de distintas maneras en tiempo de la insurrección.

Ahora dispone de una chequera de Seguridad Social con 164 pesos mensuales.

El haitiano de apellido SANCHEZ LORA Tiene 98 años. Reside en el Hogar de Ancianos, donde no se logró después de varias gestiones porque no se tenía la autorizaciócorrespondiente para ello. Está ciego.

miércoles, octubre 24, 2007

JOSE A. MARTINEZ ALCANTARA, EL INTERNACIONALISTA (22-10-2004)

Significó mucho para mí cumplir la misión a la que me mandó la Revolución en Angola, como combatiente reservista.

Allí libré acciones directas combatiendo al enemigo de ese pueblo africano, pagando, como ya se ha dicho por Fidel Castro, esa deuda moral que tenemos los cubanos con los hijos de Africa que fueron arrebatados por la fuerza por los colonialistas, y traídos como esclavos tanto para Cuba, como para Haití y las demás zonas del Nuevo Continente.

Soy trabajador de la empresa ECOI-18, de Florida, Camaguey, en el Contingente Julio Sanguily. Antes trabajé en la Empresa de Cultivos Varios de Florida, en la que dediqué parte de mi juventud, participando directamente en labores de construcción.

A lo largo de los años he participado en la construcción de muchas de las escuelas y viviendas que hoy cuenta este municipio de Florida.

Soy hijo de haitianos. Mi padre se llamaba Medeise Almazan y le decían Chode. Nació en O Cayes. Mi abuelo, Camile Almazan , también de O Cayes, vino hacia Cuba en 1902, después regresó a Haití e hizo un par de viajes más a Cuba.

En 1948 vinieron a Cuba y entonces, se quedaron aquí. Se establecieron en Palma Soriano, provincia de Santiago de Cuba, para la recogida de café. Después se trasladaron hacia la colonia Santiago Pérez, en el actual municipio Carlos Manuel de Céspedes, provincia de Camaguey, donde se incorporaron al corte de caña y otras labores agrícolas como la chapea, surque de caña y otras tareas.

Mi padre se casó con mi mamá, una cubana, en Vega Honda, en Palma Soriano, antigua provincia de Oriente. Después se mudaron para Florida, en Camaguey.
Nací en 1955.

Ellos me dieron una educación que fue más allá de la que recibí en la escuela. Me prepararon para la vida, para el trabajo. Mi padre me enseñaba ha hablar en creole y me insertó en los primeros pasos y participé en algunos cortes de caña aún siendo menor.

Pero ello no impidió que siempre velara porque yo estudiara. Luchó mucho porque alcanzar los estudios superiores.

Mi padre nos narraba cómo era la vida en Haití, cómo se trabajaba allá, cómo se ayudaban unos a otros, cómo compartían sus terrenos y los cosechaban. Tenían, incluso, trapiches criollos y molían la caña.

También contaba sobre la venta que se hacía de los productos. Decía que se reunían en un lugar determinado como especie de un mercado, para vender los productos. Constantemente nos hacía anécdotas sobre eso y nos enseñaba, incluso, fotos que conservaba de esa época.

Estudié la enseñanza media superior en La Habana y continué y me gradué como Ejecutor de Obra Civil, mi actual profesión.

Me encontraba trabajando en la Empresa de Cultivos Varios de Florida me seleccionaron para cumplir la misión internacionalista en Angola.

Participé en aquella contienda y tuve un desempeño que fue reconocido. Tengo cinco o seis medallas, dos o tres estímulos y medallas de Primera Clase, como la Medalla Antonio Maceo, la Medalla Distinguida de Angola Agostino Neto, recibida por una labor realizada allá, y recientemente me hicieron llegar y entregaron aquí en Cuba la Medalla de la República Popular de Angola.

Cumplí sencillamente con la Revolución, su mandato de internacionalismo proletario, al igual que miles y miles de cubanos que han actuado en defensa de la Revolución, como ahora lo han mostrado los cinco cubanos prisioneros del imperio por haber luchado contra el terrorismo en los propios Estados Unidos de Norteamérica.
RAQUEL MOISES FELIX, LA MAESTRA

Nací el 22 de julio de 1946, en Bayate, Guantánamo.

El lugar donde yo nací era un poco complicado. Allí habían emigrado miles de haitianos que trabajaron, hicieron sus fincas y vivieron de lo que hacían.

Soy hija de Mauricio Moisés Claire, nacido el 14 de junio de 1925 en Francia, y donde trabajó como criado en una casa; de allí viajó a Haití, por un problema con la esposa de mi abuelo, se hizo panadero y, cuando se produjo un conflicto político o guerra, con un cambio de gobierno, entonces se trasladó para Cuba.

Mi mamá fue Julia Félix Veranez, nacida el 24 de diciembre de 1925 en Miranda, Holguín.

Ambos están fallecidos.

Mis abuelos maternos fueron Salomón Félix Deyet, nacido en Jeremie, y Modesta Veranez Félix, nacida en San Juan del Sur, Port Salut.

Vivíamos juntos, una casita al lado de la otra. La de Ducier, la de Teresa, la de María la gorda, la de la otra Teresa, la de mi madre…

Mi papá se dedicó en Cuba a trabajos duros: a tumbar monte, a hacer fincas (hizo como tres en el lugar en que residíamos). Cortaba los árboles, quemaba los palos y sembraba maíz y café.

Así hacían todos los haitianos que residían por allí y convirtieron en explotables todas aquella tierras de las lomas.

Pero las fincas eran de Rafael Ducier, cuyo hijo trabajaba como ingeniero mecánico en la Ciudad Universitaria José Antonio Echevarría (CUJAE), y tenía un padrino, Ramón Almirante.

Todos los años ocurría que no había dinero para comprar nada, porque siempre quebraba la finca. Ducier y Almirante se quedaban con el dinero.

A los haitianos siempre les sucedía lo mismo; no les alcanzaba el dinero cuando hacían la liquidación de la cosecha de café. Entonces les daban otro pedazo de tierra, llena de monte, para que tumbara los arbustos, la limpiara, para sembrar café.

El guajiro no tenía otro camino, tenía que seguir trabajando como ignorante y vivir con la esperanza de tener al año siguiente, en la nueva finca que había creado, la cantidad de dinero que no había logrado en ese año. Pero al siguiente período, le sucedía lo mismo.

La mayoría de los padres regalaban a sus hijos. Mi papá mandó a una de mis hermanas para la Somanta, a la otra, que murió, para la casa de la haitiana Lucilo, porque la cosa estaba dura.

Cuando llegaba la época de la cosecha las reunía para trabajar y, al terminar la cosecha, las mandaba de nuevo de vuelta.

Yo recogí café sembrado por mi padre, porque desde chiquita nos llevaban al campo, a llevarle la comida, recoger café y demás menesteres.

Todos se quejaban de tal situación pero, ¿Quién iba a reclamar? ¿A la misma persona que le decía que no quedaba nada, que la liquidación de la cosecha era 0 y se quedaba con la finca y los cafetos?

El haitiano sólo preparaba la finca, las ponía en explotación y la cosechaba.

Los haitianos no sabían leer ni escribir. Los que vinieron hacia Cuba vivían muy mal en Haití. Los que allí tenían superior status emigraron hacia las grandes ciudades de países desarrollados.

Mi padre era un hombre instruido, tenía un cuarto o quinto grado de escolaridad; mi mamá, no. Sabía un poco y siempre tenía el interés de que sus hijos aprendieran. Leía la Biblia y le enseñó a mi mamá a hacer muchas cosas. Sus hijas fuimos guiadas hacia los estudios. Mandó a mi hermana mayor a la ciudad a aprender a coser y otras cosas. Exigía que las niñas fuéramos a la escuela.

Cuando hablo de mi madre lo hago pensando que tanto ella como las otras mujeres haitianas sufrieron las consecuencias sociales imperantes. Todas ellas tenían la misma situación. Algunas venían directamente desde Haití, pero muy jovencitas; otras eran nacidas en Cuba como descendientes de haitianos.

Mi papa trabajó con mi abuelo materno, Salomón Félix Félix –que estaba en Cuba antes que él- en la zafra azucarera en el central Jurisdicción. Se casó con su hija, Julia Félix Veranes, aún una niña sin conocimiento de la vida, nacida en Cuba, y se pasó la vida procreando, enclaustrada en la casa, por el temor de mi padre de perderla.

Eso originó que mi madre estuviera siempre seria, no tenía alegría. Era una mujer muy bonita, muy hermosa, pero sin paz. Era una muchachita sin nivel cultural. ¿Qué habilidades tenía? Bordaba, tejía y cosía. Por eso, nos enseñó y todas nosotras, sabemos coser y bordar.

La única salida de la casa que hacía era los domingos, a rezar en el templo. Aprendió a leer la Biblia, cosa buena, porque no tuvo tiempo de ir a la escuela. No era feliz. No tenía las cosas que necesita el ser humano para vivir.

En el tiempo de la recogida de café mi padre regresaba a las lomas y mi abuela, Modesta Veranes Peña, se quedaba con las hijas de él.

Mi abuelo era un hombre muy serio, no se reía casi nunca, un viejo hermoso. No tenía tabúes respecto a estar vigilando constantemente a las hembras si se enamoraban o no, de si un hombre venía, enamoraba a su hija y se casaba.

A pesar de su ignorancia, mantenía una cultura y una concepción del mundo desarrollada, porque no poseía recursos para haber aprendido más.

Mi abuela, no muy hermosa pero sí cariñosa y agradable. Se podía aprender muchas cosas de ella. Vino desde Haití, dejando hijos allá, y tenía la cultura de andar limpia, bonita y de hablar con sus hijos y darles buenos consejos.

Yo no recibí de mi madre ese mismo trato que nos daba nuestra abuela. Mi abuela era otra mujer, que ya tenía familia hecha en Haití y mi abuelo, que vivió toda su vida enamorado de ella. Era una persona muy activa, que cuando hablaba había que escucharla, que decía las cosas que había que hacer, que decía lo que había que aprender, y por qué la mujer debía luchar y no estancarse. Era cristiana y de respeto, porque nunca abandonó la cultura que trajo consigo de su país y que mantuvo toda su vida en Cuba.

Los dos vivieron muchos años. Murieron de vejez: mi abuelo en el 1977 y mi abuela en el 1981.

Mi madre murió y también otras dos tías mías. Otras dos tías, Isabel y Petronila Félix Veranes, se mantienen con vida en la ciudad de Camaguey. Los tíos, se encuentran dispersos, algunos en Bayate y otros ni se por dónde.

De mis abuelos paternos no puedo decir nada porque no llegué a conocerlos. No supimos quienes eran.

De unos y otros aprendí algo muy importante en la cultura del haitiano: el respeto. Nadie podía faltarle el respeto a otra persona. No coger lo que no es de uno. Los muchachos no nos podíamos aparecer en la casa con algo que no fuera de nuestra propiedad. Se exigía mucho por eso.

Había que saludar siempre. Los hijos no podían estar presentes en las conversaciones de las personas mayores.

Se vía con miedo a ello.

Cuando llegaba a la casa una persona adulta los niños nos ocultábamos, desaparecíamos del escenario. Regularmente las hembras nos íbamos para la cocina a trabajar y a hacer otros quehaceres para que los adultos conversaran.

Era tanto la rectitud en esta situación que los hijos no llegaban a comunicarse mucho con los padres, porque esa comunicación era hasta considerada una falta de respeto.

En aquellos tiempos habían costumbres que el haitiano las llevaba demasiado lejos. Eso provocaba que habían hijos que temblaban ante la presencia del padre. La única comunicación válida era obedecer las leyes de los mayores.

Eso abundaba mucho en la comarca. En una fiesta el hijo no podía hacer nada más allá de lo que le habían dicho sus padres. Muchas de las muchachas no se podían maquillar porque el padre no quería, aun cuando tuvieran 20, 30 años o más.

Se vivía bajo el mando absoluto de los mayores

ºMi papá me mudó para casa de mi abuela y empecé a vivir con ella hasta los cinco o seis años en que me mudé con una tía casada también con un haitiano venido en un segundo grupo en aquel entonces.

Entonces vino a Cuba mi bisabuela a buscar a su hijo, mi abuelo, por la relación que éste tenía con mi abuela, quien ya era madre de los niños que había dejado en Haití. El abuelo no se quiso ir y, entonces, mi bisabuela se llevó consigo para Haití a Evelia Félix Veranes, una tía mía, quien aún se mantiene por allá, casada y con ocho hijos.

Por esa separación se perdieron los vínculos familiares, entre otras razones, porque no se carteaban debido a que no sabían leer y escribir. Recientemente una sobrina mía, que reside en Camaguey, viajó a Haití y encontró a Evelia y conversaron. Pero, según refiere mi sobrina, ella está resentida y casi nos no quiere reconocer como familiares suyos. Vive en Saint Jean, en Okay

Fui creciendo.

Aquello era una zona cafetalera y había que trabajar duro recogiendo café. Así era la vida en aquellos tiempos.

En el barrio todos eran haitianos y los viejos no dejaban que sus hijos hablaran en español. Había que hablar obligatoriamente en creole.

Mi papá quería que nosotros habláramos en francés, porque decía que el creole era la lengua de los atrasados. El nació en Francia y hubo ese problema del idioma entre él y mi mamá, que sí hablaba en creole.

Aquellos eran tiempos tristes. El domingo era un día especial. En la mañana había que ir caminando hasta la iglesia y, por la tarde, acudíamos ante un señor llamado Rafael Dulier, que tenía un poder, y se daba el culto.

El lunes todo el mundo iba para el trabajo y las muchachitas, principalmente las mayores, se quedaban en casa. Aprendían a tejer, a bordar o coser. Tenían que trabajar mucho.

Era obligado que los niños, en especial los varones, trabajaran y por lo tanto no acudían a la escuela.

No se nos dejaba comer con el plato en la mano, sino colocado en la mesa, sonar los cubiertos o soplar la comida, sí andar bien vestidos, calzados y asistir regularmente al templo. Esa era la educación familiar que recibimos

Se hacían las fiestas de pascuas, los banquetes, y todo el mundo, hasta los niños, sentados alrededor de la mesa. Eran colocados los platos típicos de Haití, las ensaladas, los dulces.

El primero de enero, Día de la Independencia de Haití, todos los vecinos confeccionaban sopa de calabaza. Aquello era muy hermoso porque todos comían en todas las casas que visitaran.

La tradición muestra que eso era así porque durante la guerra de la independencia los esclavos haitianos pasaron hambre debido a que no había mucha comida. La calabaza fue su alimento por excelencia y gracias a ella sobrevivieron.

Los haitianos con un poco de más conocimientos propusieron y lograron una vez independientes que se celebrara este día con una sopa de calabaza con carne y otros componentes.

Por eso es que, durante toda la noche anterior, se ponen a hervir los huesos de res para que, desde bien temprano el primero de enero, se pueda ya estar consumiendo la sopa de calabaza en todas las mesas de cada casa de haitiano.

También ese día cada quien estrena su ropa nueva y visita con ellas puestas a sus parientes y vecinos.

En los templos e iglesias se pasa toda la noche entonando canciones y plegarias.

Al clarear el día comienzan los festejos, muy lindos, por la independencia de Haití. En Cuba, por la conservación de nuestra cultura, siempre lo celebramos tanto los haitianos autóctonos como sus descendientes.

También se hacían festejos en la Semana Santa. En todas las casas de haitianos se disfrutaba del dulce de frijoles caballero. Cada quien visitaba a los otros y consumían mucho dulces. Mi abuela los hacía y servía a los visitantes en unos vasos.

Las comidas haitianas eran variadas. Estaba el fufú (quimbombó, mucha carne y varias viandas), que no se masticaba sino que sólo se tragaba, comían mucho frijol gandul, boniato, frijol caballero. Eran comidas parecidas a la cubana

Una tía mía tenía una escuela donde enseñaba a leer y a escribir (con la cartilla el Cristo, A, B y C). Ibamos un grupito, porque en ese barrio no había escuela y, los domingos, acudíamos a la iglesia.

Hice el segundo o tercer grado con la profesora Cristina Mato Torres, que era muy buena. Llegó el triunfo de la Revolución y construyeron una escuelita en el lugar, donde cursé los primeros grados.

Mi papá me llevó de vuelta a su lado. Estuve poco tiempo pues fue cuando me trasladé hacia La Habana a estudiar, ya con cuarto grado. La maestra me regaló el libro de La edad de oro y, por ella, se me despertó el interés por convertirme en maestra.

En el tren donde me trasladé hacia La Habana vinieron las muchachas del Plan de Becas conocido como las Ana Betancourt, en el año 1961, mucho antes del ciclón Flora.

Estuve becada en Malanga, villa Viriato, y en las vacaciones nos llevaban hacia nuestras casas. Muchas muchachitas no regresaron de nuevo a la beca, pero yo sí, estudié los otros grados de la enseñanza primaria y llegué a graduarme de maestra en 1972.

Trabajé en el Plan Primero de Mayo, en la atención a los llamados Hijos de la Patria, los huérfanos, en la zona de Miramar.

Cuando me gradué me enviaron a trabajar a Oriente, en Jamaica, Guantánamo, donde comencé mi Servicio Social y que no lo terminé porque me casé con Fidencio Velásquez Peña, ya fallecido, y tuve a mi hija, Moraima Velásquez Moisés.

Casi toda mi familia se había mudado hacia Camaguey.

Tenía entre quince y dieciséis años. Al nacer mi hija ya no quería estar en aquel lugar porque creía que podía hacer otra cosa.

Trabajé después en la ciudad de Guantánamo, en la escuela Manuel Ascunce Doménech. Tenía muchos alumnos, trabajaba mucho, pero no había avance. La directora, Ana Seisdedos, aplicaba diferencias en el tratamiento a las maestra viejas y a las nuevas. A las nuevas nos daba todos los alumnos malos, y a las maestras de mayor experiencia los alumnos con posibilidades de pasar de grado.

Me gustaba enseñar y lo hacía de buen agrado. Tenía a los muchachos de todos los barrios, aquellos que no eran hijos de “mamá y papá”.

Pensé que podía hacer algo mejor y decidí trasladarme para La Habana con mi niña. Preparé todo. Nadie supo de mis intenciones. Cuando terminó el curso me trasladé hacia La Habana. Mi hija estaba en edad de círculo infantil.

En la capital viví en muchos lugares, siempre con mi hija. Empecé a trabajar en la escuela ubicada en una antigua estación de policía en la calle Picota, en la Habana Vieja. Allí obtuve experiencias muy bonitas. Trabajé con alumnos que no eran fáciles, pero me querían tanto que yo era feliz en esa escuela. Mi hija comenzó a asistir al círculo infantil, y continuó el preescolar en la propia escuela en que yo trabajaba.

Estuve trabajando en esa escuela hasta el año 1980, en que fui a una misión internacionalista.
GONZALO ALTIDO ALLINO, EL GUANTANAMERO RECUERDA UNA EPOCA

No pretendo contar un cuento ni escribir una historia. Simplemente narraré pasajes de mi vida como descendiente de haitiano en Cuba.

Nací el tres de diciembre de 1933 en una finca cañera llamada Manantial, formada aproximadamente por unas 27 caballerías, en el actual municipio de El Salvador, de la provincia de Guantánamo.


El dueño de la finca era Luis Faure, casado, y su esposa tenía otra finca más pequeña, de unas siete caballerías. Colindaba con las fincas cañeras San Manuel, al Este, San Felipe al Oeste, San Bartolo, al Norte y San Manuel al Sur. La finca tenía un mayoral, Felito, persona pacífica.

Soy hijo de Ceduan Artido Montera, rebautizado en Cuba como Eduardo, y de Angili Allinó Yebe, ambos nacidos en Port Salut, Haití. El llegó a Cuba en el 1914, los diez años de edad, y ella en el propio año en que nació, en 1925, los dos por Santiago de Cuba. De allí fueron a parar a Guantánamo, donde residieron hasta sus últimos días

En total fuimos siete hijos del matrimonio de ellos dos: seis varones (uno ya fallecido) y una hembra (fallecida).

También vinieron a Cuba una hermana y un hermano de mi padre y un hermano de mi madre, todos fallecidos ya.

Había una haitiana que hacía de comadrona. Su nombre: Cristina Semaná. Ella también nos cortó el ombligo a casi todos los jóvenes descendientes de haitianos nacidos en la zona. No tenía descanso. A veces era buscada a altas horas de la noche o de madrugada para atender a una parturienta.

En este lugar crecimos varios jóvenes en la misma época, unos 25 hijos de haitianos de más o menos la misma edad, éramos muy unidos. Allí también había jamaicanos que compartían con nosotros.

Nos reuníamos para ir a la escuela, en un lugar llamado Agapito, a tres kilómetros de donde yo vivía, pero a todos se nos hacía camino ir a ella. El dueño de aquella finca tenía cinco hijos (hembras y varones) y por eso accedió a que se instalara allí ese centro de enseñanza.

Cuando salíamos en el horario de receso nos íbamos hasta los campos de siembra cercanos a comer caña, guayaba, ciruela y otras frutas. que quedaba a cuatro kilómetros de distancia.

Jugábamos a la pelota, nos bañábamos en los pequeños arroyuelos de la zona y así pasábamos parte del tiempo que no dedicábamos a trabajar en el campo.

También íbamos a las fiestas de bembé y otros lugares.

En el lugar llamado Santa Rita se efectuaba bembés los días 16 y 17 de diciembre, celebrando la fecha de San Lázaro. Valentín estaba al frente de un bembé y un tal Yira atendía otro. Este último, tiempo después, en época de la lucha revolucionaria contra el dictador Fulgencio Batista, fue ejecutado por los rebeldes, ya que se dedicaba a chivatear a los revolucionarios y a gentes sencillas de la zona.

Otra fiesta que se celebraba era e 21 de abril, el día de San Anselmo. Se celebraban bautizos, corrida de caballos y bailes populares.

En contadas ocasiones nos íbamos para el cine -distante a cinco kilómetros- y, al regresar a nuestras casas, nos cambiábamos de ropa e íbamos directo para el corte de caña y aprovechar el tiempo nocturno o de madrugada, sin sol.

Más al Oeste de donde nací estaba el central Ermita (hoy Costa Rica), dirigido por Juan Linares, persona muy exigente. Los dueños, mister Randol, mister Elmo y mister Sam, eran norteamericanos. Allí quedaba el cine donde se daban funciones con dos filmes en cada tanda por diez centavos la entrada. Otro lugar al cual íbamos al cine era en Cuneira, a cinco kilómetros del lugar de residencia. Allí también acudíamos a jugar pelota, a escuchar música en la victrolas de los bares y a pasear por el andén ferroviario.

En otro sitio, llamado San Manuel, distante a dos kilómetros de mi zona, jugábamos a la pelota, íbamos a una pequeña presa donde nos bañábamos y bañábamos a los animales. Un carnero era dedicado a dar vueltas alrededor de la bomba mediante la cual les llegaba el agua a un tanque para su distribución entre los vecinos. Varios haitianos y jamaicanos residían en el lugar.

Asistíamos regularmente sábado y domingos a un bar nombrado “El Bayeye, donde había una victrola (o traganiquel). Su dueño se nombraba Erbidelio.

En una oportunidad se realizaba una fiesta en el local del sindicato y, de pronto, se produjo un accidente ferroviario. El tren cañero iba subiendo una pendiente y no la pudo rebasar. Le hicieron un corte pero la parte de atrás retrocedía y colisionó contra otro tren que estaba detenido en la distancia. Hubo un muerto y pérdidas materiales de consideración.

Cerca de mi casa vivía la familia de apellido Cruz. El viejo era una persona pacífica, muy tratable. Pero su mujer era agresiva. Tenían varios árboles de mango y los muchachos íbamos a buscar esa fruta y, en muchas ocasiones, ella nos lo negaba.

En otro lugar cercano, La Retranca, vivía una familia de apellido Acebal. Varios de sus muchachos iban con nosotros a la escuela y a jugar pelota.

Una familia adinerada, los Casal, poseían en la zona tiendas comerciales, camiones, una farmacia y también en Santiago de Cuba un almacén. Antes que ellos hubo una sociedad dominada por un tal Pedro Torrel, quien le vendió sus propiedades a los Casal.

La zona era asentamientos de varios haitianos en la década de 1930. Se dedicaban a cortar caña y a otras labores como trabajar en los campos de sembradíos de frutos menores.

Estaba Carlos, sobrino de Niní y de Fela. Niní tenía una finquita en el lugar conocido por La Victoria, y Fela otra en San Juan.

Más adelante quedaban San Bartolo Arriba y San Bartolo Abajo, asentamientos haitianos de cortadores de caña. Varias haitianas se dedicaban en ambos lugares la venta de dulces, pan, bacalao y otros alimentos de la culinaria haitiana.

Margarita, otra haitiana, y la familia de Ane poseían finquitas sembradas de caña.

Muchos de aquellos haitianos fueron repatriados a Haití en esa época de 1930, un grupo grande no quería irse. Fueron obligados, a una salida forzosa. Esto sucedió masivamente, al menos en dos oportunidades, según recuerdo.

Otro mayoral, Antonio María Alemañy, en el batey , era una persona muy popular en el territorio. Organizaba fiestas en su casa en las que participaban muchas personas distintas. No hacía distinción de clases.

El batey, distante unos dos kilómetros de donde vivíamos, se mantenía alegre. Residía allí muchas familias humildes, como los Pico, los Ventura, los Ruiz, los Aguilera, los Puebla, los Masso y tantas otras. Vivían varios haitianos y jamaicanos. Abundaban las muchachas bonitas. Se jugaba mucho a la pelota y se daban fiestas.

Vivían allí Cipriano Salazar, Panuncia, Arrastre, Lamotte y otros veteranos de la Guerra de Independencia. Lamotte acostumbraba a declarar que, si cuando el marine norteamericano ultrajó a José Martí subiéndose en su estatua en el Parque Central, en la capital del país, y orinarse desde allá arriba, él, en persona, lo hubiera matado por esa falta de respeto.

Al comenzar el período de cortes de caña todo se ponía en función de esa actividad. Era un martirio participar pues era prácticamente el único trabajo accesible para los haitianos. Se formaban discusiones y hasta broncas por tener un “cayo” de caña para participar en los cortes. Recuerdo una famosa riña de estas entre uno llamado Genaro y otro que no recuerdo su nombre. Aquello fue terrible entre esos dos hombres enredados por ganarse el derecho a trabajar en el corte de caña.

La vida nos obligaba a ello para enfrentar y sobrevivir aquella sociedad. En el llamado “tiempo muerto” compartíamos lo poco que teníamos. Se salía hacia las zonas cafetaleras, para participar en su cosecha, donde se pagaba muy bajo precio por cada lata del grano recogido.

Las injusticias con los haitianos eran de todo tipo.

Teodoro Martínez, un policía designado para aquella zona, se distinguía por su conducta abusiva y aprovechadora. Era hermano del mayoral Felito. En una oportunidad quiso abusar de su tío político, quien tuvo que guarecerse en casa de una familia vecina. Un haitiano empleado de la finca, llamado Luisma, intervino y protegió al perseguido.

El propio policía, impulsado por los chismes de su esposa acerca de problemas sobre animales que no quería que los amarraran en los pastos mejores, fue en una oportunidad a mi casa. Ofendió a mi padre y a un hermano mío. Eso provocó que se entablar una acción judicial, en aquel entonces en la ciudad de Santiago de Cuba, pero que finalmente todo quedó amañado a favor del policía y de su esposa.


Rancho Grande se llamaba el lugar donde había un centro comercial propiedad de la familia Casal. Allí había un mayoral llamado Montero, siempre de visita en el Cuartel de la Guardia Rural denunciando injustificadamente a las personas. Tenía su casa atrincherada, rodeada de una barrera con sacos de arena, y poseía un arma de fuego.

En una ocasión estábamos cortando caña en San Juan. Habían transcurrido varios días y no se recogía la caña cortada. Fui aproximadamente a la una de la tarde a hablar con el mayoral Montero para que nos mandara un camión para sacar la caña amontonada en el suelo. Lo encontré sentado en el portal de su casa. Lo saludé y le planteé el asunto. Con tono despectivo me respondió y negó lo que le estaba proponiendo. Su argumento: había que sacar primero la caña de la Compañía primero que la de los colonos.

Según versiones de la época, se decía amigo personal del dictador Fulgencio Batista. Fue ajusticiado en tiempos de Revolución por su mala conducta con los trabajadores.

martes, marzo 27, 2007

VENEZUELA: MUNICIPIO DE ASENTAMIENTOS Y GRANDES TRADICIONES DE LA CULTURA HAITIANA
Por: M.Sc. Silvia Alvarez Ramos.

El conocido hoy como municipio de Venezuela, en la provincia Ciego de Avila, porción central de la República de Cuba, constituye uno de los lugares donde se asentaron en número importante los inmigrantes haitianos arribados a la Isla como braceros para la zafra azucarera en las primeras décadas del siglo XX.

La historia y surgimiento de estos predios se remontan al siglo XVI.

En 1577 el cabildo de Sancti Spíritus, a cuya jurisdicción pertenecían las tierras que hoy conforman la provincia de Ciego de Ávila, hizo la demarcación de un número considerable de hatos y corrales, entre ellos se encontraban: Ciego de Ávila, Las Chambas, Nauyú, Los Perros, Morón, La Guira, Júcaro, Baraguá, Lázaro López, Dos Hermanas, entre otros.

Estas tierras estaban habitadas por indios organizados y divididos en dos cacicazgos: el de Ornofay, al sur, y el de Cubanacán, al norte, subdividiendo a poblados que los colonizadores llamaron “paraderos” y entre ellos se encontraba “Sabanalamar.”

En el libro La fiesta de los Tiburones señala su autor, el avileño Reinaldo González premio Nacional de Literatura:…”Y empezó a oírse el nombre del Quince y Medio que hasta ese momento pocos conocíamos. Venían hombres de negocios, sembradores y carpinteros preguntando por el Quince y Medio.

“La gente empezó a mudarse y aquello parecía una feria. Venían con familias enteras, bultos de ropas y cuanto Dios creó. Mientras más llegaban más pedía el ingenio nuevo.

“En Ciego de Avila todo el mundo sacaba la cuenta de qué sabía hacer y qué iba a declarar cuando le preguntaran los de la compañía. No había otro tema. Esperábamos matar el hambre vieja con el ingenio.

“Vinieron de muchas partes: isleños, asturianos, jamaiquinos, haitianos, y hasta chinos vi por aquí. No le diré que tantos como iban a venir después, pero algunos chinos descarriados ya andaban por el Quince y Medio en los primeros tiempos del ingenio.

“A partir de 1910 se incrementan sustancialmente los capitales de comerciantes en el Quince y Medio predominando el español, el chino y el nativo en menor escala. Así surgieron tiendas de víveres, de ropa y calzado, varios cafés y bares, una carretería para reparar estos equipos, dos tejares, que producían ladrillos de arcilla para la industria azucarera y otros usos, así como porrones y otros utensilios, fondas, gasolineras, ferreterías, talabarterías, herrería, panadería, un pequeño matadero de reses y un hotel entre otros; carnicería, limpiabotas ambulantes, tren lavado de ropa manejado por lo general por chinos, cine-teatro, servicio de acueducto privado de la familia Sánchez, cocheros de ómnibus privado, e incluso en el lugar funcionaba la alcaldía mi barrio”.

“Con la llegada de la Primera Guerra Mundial este comercio prosperó notablemente y continuó su compás de desarrollo paralelamente al auge de la producción azucarera, surgiendo incluso una sucursal bancaria que desapareció con la crisis de 1921.

“El poblado floreció y se convirtió en el centro comercial de mayor importancia del territorio. Como los dueños del central no permitían en sus predios otros intereses que no fueran los de la compañía esta medida favorecía directamente el gran desarrollo que alcanzó el Quince y Medio.

“Allí se efectuaba el comercio con las áreas rurales, los mítines y actos políticos, se encontraban ubicados el local del Sindicato Azucarero, los locales de los partidos políticos…Todo este desarrollo del comercio posibilitó que floreciera una pequeña burguesía en el pintoresco poblado.

“Otro de los factores que incidió en este florecimiento fue el ferrocarril de Júcaro a Morón, debido a que en el centro del pueblo fue construido el paradero o estación de Silveira, lo cual facilitaba el transporte de mercancía y mensajeros. Aunque existía un camino desde este lugar hasta la ciudad de Ciego de Ávila, el mismo se encontraba en muy malas condiciones y en época de lluvia era prácticamente intransitable, por lo que el ferrocarril monopolizaba todas las transportaciones hasta este lugar.

“Por este desarrollo que va adquiriendo el central Stewart y el poblado del Quince y Medio, la compañía norteamericana permite la fundación del Club Social del central Stewart, que contó siempre con la ayuda de Gumersindo Camacho, administrador de la entidad, quién fue desde el año 1927 el presidente de honor del mismo. El club era solamente para blancos de prestigio y empleados de confianza del ingenio, para la selección de los “socios”, entraban a jugar diferentes factores como: posición política y económica, rasgos físicos y vínculos con la raza negra”.

El desarrollo de este tipo de institución fue tan importante que los cronistas de la época señalaban que:…”En el central Stewart se ha de encontrar el viajero una capital en miniatura, donde resplandece una sociedad fina, culta y adinerada. El Club social es una demostración evidente. Quizás en la mayor parte de los pueblos de la República conozcan este centro social adonde acude un escogido grupo cuyo rasgo principal se encuentra en el espíritu de distinción que le anima y ennoblece.”

LA INMIGRACION HAITIANA

En las décadas iniciales de los años 1800 se conoce que llegaron los primeros inmigrantes haitianos a la isla, esa vez como esclavos de las dotaciones de colonos franceses.

Entre los años 1913-1921 embarcan hacia la Isla alrededor de 81000 haitianos como braceros para la zafra azucarera, que se asentaron fundamentalmente en las antiguas provincias del Oriente del país y del Camagüey. En este período vinieron hombres solos, del 1923 al 1927 ocurre otra gran oleada migratoria, en el cual ya se hacen acompañar de sus esposas, las que ayudaron a costear los gastos y la economía de la familia con su trabajo, Poco a poco se fue haciendo numerosa la familia con los hijos y nietos que iban naciendo en esta tierra.

El trabajo de educarlos y mantenerlos fue muy difícil debido a que se contaba con 7, 10, 12, 14, 18 y hasta 20 hijos que por demás también fueron creando sus familias. En los bateyes no había escuelas ni maestros, los centros educacionales quedaban muy distantes y los padres, tratando de proteger a sus hijos contra cualquier tipo de peligro, no los matriculaban.

No había tampoco el dinero para realizar esos gastos porque la enseñanza se pagaba, no era gratuita. El dinero que entraba en la casa no daba para comer, mucho menos para pagar los libros, las libretas, el maestro y cuantas necesidades se presentasen. Entonces se enseñaba por tradición oral, o de lo contrario un haitiano mayor enseñaba el creóle a su manera, sin método de estudio.

En aquel tiempo era obligatorio prepararse para laborar en el campo en el caso de los varones y para labores domésticas las hembras. Se pueden citar como familias de muchos hijos en estos lares las de: Juliana Baró, Emilia Luis, Ernesto Martínez, las hermanas: Cristina, Inés y Emelina Ramos Martínez; todas ellas hijas y descendientes de haitianos.

A pesar de todo ello se mantenía en la conciencia y en los sentimientos del emigrado una idea fija: regresar de nuevo a su tierra después de haber alcanzado progreso económico y posición decorosa que le permitiera disfrutar de buen reconocimiento y estatus social.

Estas ideas fueron tronchadas; en realidad no era tan fácil obtener trabajo y dinero como se decía en los rumores que escucharon en su país; se vieron envueltos en un callejón sin salida, no les quedaba otro remedio entonces que quedarse y aplatanarse en una tierra que poco a poco los fue aceptando como verdaderos hijos, como patrimonio de su cultura.

El deseo de regresar a Haití nunca desapareció de sus mentes y mucho menos de sus corazones.

De esta forma la inmensa mayoría de inmigrantes de esta etnia, que llegaron de Camphenague, Les Cayes, La Zil, San Lois, Tobec y de Puerto Príncipe, se asientan y van apareciendo sus agrupaciones en los poblados en la otrora región de Ciego de Ávila en los centrales azucareros: Stewart, Jagüeyal, Santo Tomás, Jatibonico, Algodones y Ciego de Ávila. Fueron utilizados como mano de obra para las actividades inherentes a la caña de azúcar y plantaron su semilla y su sudor en zonas apartadas de donde había una vida urbana rodeada de grandes negocios, en los bateyes cercano a los cañaverales.

Cuenta el longevo de 105 años, Antonio Guerrero Néstor (Edgard Guerrier, en creóle), quien fue Delegado ante el Cónsul de Haití en Cuba en la provincia de Camaguey para representar los intereses de los haitianos que vivían en los centrales azucareros, que: “Los haitianos, al igual que los gallegos e isleños, venían a Cuba en búsqueda de dinero pero, a diferencia de estos últimos, los haitianos vivían en pésimas condiciones en barracones. Después los barracones se forraron y comenzaron todos a vivir juntos y nada se perdía, se dormía en hamacas y en yaguas. Después, los hombres trajeron a mujeres haitianas e hicieron sus casitas de yagua, vivieron allí y después el dueño de la finca les comenzó a darles materiales para que ellos pudieran arreglar el barracón. Eso solamente no era así en el Quince y Medio, sino en todos los pueblos de Cuba.”

En el año 1919 se funda el Liceo, sólo para blancos, del que eran socios lo más “selecto” de la pequeña burguesía comercial y los colonos. Se llevaron a efecto las elecciones reglamentarias como establecían las leyes de aquella época.

Ya en 1927 existen tres sociedades divididas por la posición social y el color de la piel: El Club Social del central Stewart, el Liceo del Quince y Medio y la Sociedad “Mariana Grajales”.

También se dieron pasos importantes para fundar el Club de Jagüeyal, ocurrido años más tarde, el que organizó las fiestas del Palenque de Jagüeyal, lugar que tuvo importante trascendencia histórica en la lucha revolucionaria del año 1959. En el poblado de Júcaro se comenzaban también a desarrollar algunas actividades de tipo social patrocinadas por el gremio de la localidad que se aglutinaría posteriormente para celebrar los días 8 de septiembre, las fiestas en honor a la Virgen de la Caridad del Cobre, la que se sacaba en procesión por el mar sincretizándose con la Virgen María, madre de Dios.

Los lugares donde se fueron asentando los haitianos y sus descendientes se les denominaba como colonia cañera (el nombre de colonia venía desde el tiempo de los españoles) porque era propiedad de un terrateniente el cual se conocía por el sobrenombre de colono.

Las colonias en estos lugares se llamaron: La Carmita, El Porvenir, Andrés Morgado, Chiva o Lazo de Oro, La Caoba, Los Morenos, Don Simón, Área, Chivo, La Ofelia, Rasco, Isidoro, Dumoy, Domínguez, Eduviges, Venezuela, Caballé, Pitajones, La Americana, Josefina, Morenos en el Quince y Medio, Cesáreo, Robaina, Palma, Bravo, La Susana, Pina I, y Pina II, Castillo, Tres Bateyes, Brunes, Gato Prieto, Candita, La Ignacia y, Guiro, Patato, Hoyo de la Palma, Progreso y Palmarito.

Precisamente, Antonio Guerrero Néstor, que fue la personalidad más distinguida de estos asentamientos, desempeñó un papel muy importante en función de unificar la comunidad haitiana en esta zona. Señala que ellos no fundaron ninguna asociación, ni crearon ningún club; se mantuvieron alejados de cualquier tipo de organización que pudiera inmiscuirse en su cultura, en sus ritos, tradiciones, costumbres o religión; mantuvieron su cultura cerrada e impenetrable ante aquellos, que curiosamente querían saber lo que no se podía ni se debía decir. Utilizaban para ello la comunicación en creóle, su idioma natal, que por tradición oral fueron aprendiendo sus hijos y nietos. Hubo quien, ajenos a ellos, poco a poco pudo ganarse su amistad y aprendió de golpe y porrazo la lengua que cada vez se hacía común escuchar.

Ni los propios descendientes pudieron saber con claridad muchos de sus misterios, de sus secretos y de sus poderes para la adivinación en los cultos, los que gozaban de gran popularidad y de aceptación de las personas que vivían en el batey y sus alrededores, fundamentalmente de los blancos, que vieron en el haitiano al individuo con poder sobrenatural para la curación, la predicción del futuro y la protección de las grandes tragedias que pudieran sobrevenirle.

Entre los ritos religiosos practicados por esta comunidad se encontraban los bembés haitianos (festín que movilizaba a todas las personas que amaban a los haitianos, que eran muchas y creían en sus milagros), la ceremonia del vodú, y la semana santa, en la que se le rendía culto a los ancestros en su propia casa.

Los bailes de salón de corte francés constituían una forma refinada y culta de manifestarse en la sociedad, se hacía gala del buen vestir, de las buenas maneras, de la buena conducta y de las excelentes relaciones que existían entre las familias haitianas que eran invitadas con antelación a bailar en una glorieta destinada a tales efectos, ejemplo de ello lo constituyó la familia de Julia Martínez (en creóle, Neilá Chéri).

Las comidas de preferencia fundamentalmente se centraban en: el congrís de frijol negro, colorado o gandúl, y el arroz blanco, el potaje de frijol negro o colorado con dakey, la sopa de pan, la carne de cerdo, el pollo criollo, el pescado o el tazajo, la vianda hervida, que podía ser ñame, la yuca, el boniato, la calabaza, el quimbombó cosechado en las parcelas de tierra o en el “sitio” que poseían alrededor de la casa; también era común el dulce de fabricación casera: de calabaza china, el bombón, maní, ajonjolí, boniatillo, arroz con leche, coco; también se cocinaba el pan haitiano; los dulces se fabricaban fundamentalmente por mujeres y en abundancia para ir a vender a los cortes de caña donde laboraban los hombres; también hacían bebidas de gran sabor: el liké y el tiféi; se vendían las botellas de ron y de vino.

También se celebraban las fiestas del Primero de Enero, fecha de la independencia, triunfo de la Revolución de Haití en 1804. Ese día las familias se saludaban, los mayores aprovechaban para aconsejar a los niños y jóvenes de la familia acerca de lo que era bueno y malo, de lo que se debía hacer y lo que no se debía hacer, del sentido de la honradez, honestidad, seriedad, del respecto a la dignidad humana y la consagración al trabajo para poder vivir con la frente en alto sin abochornarse del sudor de sus manos y no del trabajo ajeno, porque robar era el acto más vergonzoso y abominable en que un hijo, nieto o pariente podía incurrir. Estos hechos no se aceptaba en la familia; se tomaba sopa de pan con calabaza, se le hacían regalos a los pequeños. Era un día singular que se iba de batey en batey para felicitar y saludar a otros paisanos, se le deseaba lo mejor, tranquilidad, bienestar, paz y prosperidad.

sábado, enero 20, 2007

JORNADA`POR TRIUNFO DE REVOLUCIONES DE HAITI Y DE CUBA
Beatriz Cortes Alfaro

La Habana, 16 ene (AIN) Una jornada de festejos por los aniversarios del triunfo de las revoluciones haitiana, en 1804, y cubana, en 1959, ambas un primero de enero, realizan descendientes de haitianos radicados en Cuba durante todo el mes de enero.

Ofrendas florales ante los bustos de José Martí, Toussant Louverture y Alexander Petion en los parques Central y de la Fraternidad, en la capital del país, iniciaron las celebraciones que se extienden por todo el país por comunidades de esa etnia asentados en Guantánamo, Santiago de Cuba, Camagüey y otras provincias.

El día 19 se realizará en la sede de la Asociación del Caribe una de estas actividades, la cual abarca un programa variado de manifestaciones de la cultura haitiana en la Antilla mayor.

La Casa de la Cultura de Centro Habana acogió esta semana a representantes de los distintos municipios capitalinos que degustaron comidas típicas y danzaron al compás de las músicas de Haití y Cuba.

A través de los años se han ido sedimentando en la realidad cubana los elementos y valores de toda naturaleza proveniente de los haitianos, convirtiéndose en parte inseparable del desarrollo integral de toda la sociedad.

Con los cambios sociales ocurridos en territorio cubano a partir de 1959, los haitianos y sus descendientes residentes aquí fueron beneficiados por las conquistas revolucionarias y han mostrado ser fieles cumplidores de los compromisos y deberes que este proceso les genera.

Actualmente se desarrollan diversas investigaciones e intercambios de experiencias con la propuesta de un censo específico entre esta etnia con el propósito de alcanzar una integral caracterización de las expresiones de lo haitiano en la dimensión cultural del pueblo cubano.
bca ray cmb ipp 06 14:21

jueves, enero 04, 2007

L'IMMIGRATION HAÏTIENNE. UNE INTRODUCTION

l'immigration haïtienne et sa descendance en Cuba a une manifestation particulière.
Avant que Christophe Colòn n'arrive à l'île déjà habìa dans elle une population originaire de la Haïti, une région appelée prends racine ì par les aborigènes qui, dans la langue arawak, il signifie une "terre de hautes montagnes".

Un autre exode de terre haïtienne vers la Cubaine a trouvé sa l'origine par les événements qui ont conduit à la révolution haïtienne, le triomphe des esclaves rebelles et le constituciòn du repùblica noir le premier de janvier 1804. Les colons français ont fui et j'obtiens ils ont traîné une dépêche de ses dotations d'esclaves, des mulâtres libres et les autres qui n'ont pas sympathisé avec le nouvel ordre social.

Ils ont conformé l'émigration le franc haïtienne vers la Cuba de fins du XVIIIe siècle et les principes du XIXe.

Mais le grand màs est arrivé des Haïtiens l'occasion ò l'inversion dans l'industrie sucrière cubaine par les compañìas transnationaux nord-américains, dans les premières décennies du XXe siècle, et la demande bon marché de main-d'oeuvre. La Première Guerre mondiale incentiv ò le dérangement des antillais recrutés comme manoeuvres et dans des conditions de semiesclavage.

Les va-et-vient dans le prix du sucre sur le marché, la crise économique mondiale et le facteur d'opposition il interne des travailleurs cubains vers l'immigration de travail étrangère, concitarìan le panorama de rejet et les décrets - lois et demàs des instruments gubernalmentales qui ont provoqué l'interrupciòn de l'arrivée massive de ces immigrants après le 1931, le rapatriement inévitable et sorti de milliers d'antillais, spécialement des Haïtiens et des Jamaïcains.

Écoulé les années suivraient, dans une moindre mesure, d'autres tránsitos et arribos des Haïtiens en Cuba - inclus les hommes politiques poursuivis et de l'autre nature faits courir ventre à terre au régime de la terreur que Francoise Duvalier a implantée en Haïti-, auquel se conformerait une masse de résidants haïtiens et de ses descendants dans des conditions les plus précaires de vie et de pression sociale, condicionante de la perception et du traitement octroyé aux antillais et à ses "pigeons".

La Révolution triomphante du Premier de janvier 1959 est venue à arrêter circunstancialmente cette émigration et - à radicalement changer - le panorama du Haïtien et de ses descendants en Cuba, ensemble avec les transformations politiques, économiques et sociales qu'a apaisées l'arrivée au pouvoir du mouvement révolutionnaire pris la tête par le Commandant chez le Chef Fidel Castro Ruz.

Les Haïtiens et ses descendants ont reçu les mêmes droits et participent à l'accomplissement des responsabilités ainsi que le reste des Cubains.

Ils sont des protagonistes dans l'histoire et la culture de la nation cubaine, et aussi comme le reste du peuple, libèrent les actuelles batailles de l'île par la défense et le triomphe définitif de la justice et de la raison.

martes, diciembre 26, 2006

El PERIODICO TRABAJADORES publicó en su edición digital http://www.trabajadores.cubaweb.cu/2006/agosto/26/cuba/el-piloto.htm el 26 de agosto de 2006 el siguiente trabajo de María de las Nieves Galá,nacional@trabaja.cip.cu, que, por su interés, lo insertamos en nuestra página.

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EL PILOTO DE LAS CARRETERAS


Uno debe respetar su trabajo, amarlo, sea cual sea. Y sobre todo tener disciplina, cuidar la técnica, señala Ramón Adelo López Luis. Foto: AGUSTÍN BORREGO

“Si quieres que me conozcan, tienes que poner que soy Azulito, así me dicen todos, familiares y amigos”, me aclara sonriente Ramón Adelo López Luis.
La sangre haitiana se le descubre en el rostro; sale por sus manos y piel.
“Mis padres vinieron de Haití en busca de una vida mejor. Pero no pudieron cambiarla. Vivíamos pobremente en un batey del actual central Amancio Rodríguez, en la provincia de Las Tunas. Trabajando en el campo, pasando necesidades. Ahí cuando iba a entrar un carro, se atascaba, no podía llegar.
Ramón estaba seguro de que su destino no sería el mismo. Dispuesto a aprovechar las posibilidades de estudio que le ofrecía la Revolución, pasó por dos tecnológicos e incluso ingresó en la Escuela de Aviación de Pinar del Río, con el anhelo de convertirse en piloto.
Sin embargo, el destino lo privaría de ese deseo. Un accidente en un salto de paracaídas lo tronchó. Del intento le quedarían para siempre una cicatriz en la cara y otra en una de sus piernas.
Ya a finales de la década del 60, se integró a la Columna Juvenil del Centenario; estuvo entre los que participaron en la zafra de los 10 millones y durante algunos años permaneció en las filas del Ejército Juvenil del Trabajo, donde, paso a paso, se formó como mecánico y posteriormente como chofer.
Si bien no anduvo por las nubes, fue piloto de tierra. En esa fecha su destino quedó marcado: se convirtió en camionero y recorrió el país de punta a cabo.

UNA TROPA DE CHOQUE

“Hace 32 años que comencé en la empresa de camiones, que ha adoptado diferentes nombres, pero siempre haciendo semejante labor. En ese entonces era flaquito, parecía un muchachito. Me paraba en alguna cafetería a merendar y a veces alguien preguntaba quién era el conductor y no querían creer que era yo”, recuerda Ramón.
Según refiere, con la experiencia del tiempo, el oficio de camionero es tan serio como el de piloto.
“Uno debe respetar su trabajo, amarlo, sea cual sea. Y sobre todo tener disciplina, cuidar la técnica y los recursos que ponen en nuestras manos”.
Consciente de que la lucha contra el delito y la corrupción es una de las esferas principales donde deben ejercer acción, señala que cada conductor, cada trabajador debe ser el principal cumplidor de lo establecido.
“En la empresa de Servicios Nacionales (SERVINAC) tenemos un plan para la protección de todas las áreas vulnerables. Cada lunes a las 7 y 30 de la mañana hacemos un matutino, en el cual se lee un boletín emitido por la Unión de Camiones, donde se recoge cualquier suceso extraordinario ocurrido en la UDECAM (Unión de Empresas de Camiones). Eso contribuye a alertar y educar, a no confiarnos y a estar mejor preparados. De cada hecho hay que sacar una lección”, acota.
Con satisfacción rememora la última temporada en que los choferes y técnicos se volcaron a recuperar los más de 25 camiones que tenían de baja técnica. La entrada de piezas de repuesto, junto a la labor de los innovadores y racionalizadores, hicieron posible que hoy la mayor parte de los vehículos funcionen.
Con una plantilla de 143 trabajadores, de ellos 82 choferes, SERVINAC ha logrado mantenerse como vanguardia nacional durante los últimos cinco años. Dedicada al apoyo de las tareas de la Batalla de Ideas, el colectivo se considera —según su líder sindical— como una tropa de choque, dispuesta a cumplir cualquier tarea que les asignen.
Reafirma que la manera de responder a la Proclama de Fidel es trabajando. A estas alturas, para el cierre de agosto, esperan haber cumplido casi al ciento por ciento el plan de producción del año.
Popular entre sus compañeros, ha sido durante muchos años dirigente sindical, de modo que todos coincidieron en seleccionarlo como delegado directo al XIX Congreso de la Central de Trabajadores de Cuba (CTC).
“Eso significa un compromiso y el deber de representarlos con honestidad y sinceridad en mis planteamientos”.
Azulito habla con pasión del sindicato y de su papel ante los trabajadores: “Hay que defender sus derechos conociendo las leyes, sin pasiones.
Debemos tener claro que nuestro principal compromiso es con el Partido y la Revolución”.
De acuerdo con los cálculos, en sus 36 años como conductor, ha recorrido más de 6 millones 480 mil kilómetros, sin ningún accidente. “La gente tiene que amar lo que hace. Cuando estoy en un lugar y dicen algo malo de mi empresa, me siento triste, aunque no digan mi nombre; de lo contrario, cuando nos ponen de ejemplo y nos felicitan me pongo contento”, añade.
Presidente del CDR número 10 de San Miguel del Padrón y coordinador de la Zona 63, dice que esa labor no sería posible sin la cooperación de su esposa Marisol López. “En mi familia tengo ayuda. ¡Soportar a un camionero no es fácil!, pero hay comprensión de lo que uno hace”, subraya.
Amante de la ciudad, alguna que otra vez va de nuevo a su barrio natal. Le gusta sentarse bajo la mata de mamoncillos, hablar con los viejos amigos y recordar el pasado. “No se pueden olvidar las raíces, es como volver a nacer”, sentencia.